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CAHIER PRATIQUE

Réparer le pneu crevé de votre moto

Vous partez en balade ou en vacances, vous avez tout prévu sauf… la crevaison !
Lorsqu’à moto, votre pneu sans chambre à air crève, vous n’avez que deux solutions :
Soit vous changez votre pneu soit vous le réparez.
Vous en conviendrez, nous avons rarement un pneu de rechange sous le bras,
donc le plus simple reste encore d’utiliser les kits de réparation.
Surtout pensez bien à potasser le mode d’emploi juste avant de partir, cela vous sera toujours utile !
Que vous soyez sur l’autoroute ou en rase campagne, une crevaison n’arrive jamais quand il faut, alors pour éviter
de se retrouver coincé sur le bord de la route, il existe aujourd’hui des kits de réparation fiables pour les pneus tubeless. Et si vous êtes bien attentif et consciencieux, vous pourrez repartir en quelques minutes…
Bien sûr, il existe de nombreux modèles de kits de réparations, mais rassurez-vous,
les techniques employées restent les mêmes.
Un kit de réparation peut vraiment vous sauver la mise, il ne prend pas beaucoup de place
et coûte en général moins de 30 €. En plus pour ce prix, vous pourrez effectuer plusieurs réparations avec le même kit. Essayez donc d’en avoir toujours un avec vous, même pour les petits trajets,
car il serait dommage de faire l’impasse sur un bon moyen de réparation…

Dans la pratique, vous :
· repérez le trou et marquez l'endroit de la crevaison (craie par exemple),
· enlevez le clou,
· utilisez la vrille, appelée également inciseur, pour homogénéiser le trou
· prenez une cheville que vous enduisez de colle,
· poussez la cheville dans le trou avec l'outil de guidage fournis,
· gonflez le pneu avec la bonbonne de CO2 (environ 800gr)
· coupez l'extremité extérieure de la cheville

Toutes ces réparations demandent un contrôle de la pression à la première station service
que vous rencontrez afin de compléter aux recommandations constructeur.

Attention ! Il est beaucoup plus dangereux de rouler avec un pneu avant crevé qu'un pneu arrière.

 

Rouler en duo

Rouler en duo n'est pas aussi anodin qu'il n'y paraît.
Cela implique des réactions spécifiques qui s'affinent avec l'expérience, que cela soit pour tenir le guidon ou garder une bonne assiette. Même s'il s'agit d'une évidence, mieux vaut rappeler que la moto change radicalement de comportement selon qu'elle transporte une ou deux personnes.
Le conducteur doit donc adapter sa conduite et bien informer
un passager qui n'aurait pas l'habitude des deux-roues.

Attitude du pilote:
Le conducteur doit tenir compte de l'allongement des distances de freinage,
de la tenue de route modifiée (garde au sol et adhérence réduites, inertie supérieure en virage...)
et de l'état de la mécanique (pression des pneus, réglage des suspensions
Ensuite, la première attention consiste à respecter l'éventuelle appréhension ressentie par l'occupant(e)
de la place arrière, comme le confie Marie : " Lors de ma première sortie, j'étais crispée car j'avais peur
de faire un faux mouvement qui aurait pu nous déséquilibrer.
Mais le pilote a très bien réagi en conduisant tranquillement et calmement,
ce qui m'a inspiré confiance en quelques kilomètres ! "
Une conduite apaisée est bien la meilleure façon d'éviter les mouvements inadaptés du (de la) passager(e),
qui peuvent déstabiliser dangereusement l'équipage.
Le passager qui se relève en virage reste en effet un classique de l'épouvante qui se traduit par un sous-virage aussi soudain que violent... Pour autant, un passager expérimenté peut quand même se faire surprendre
par un style de conduite trop heurté, voire agressif.
Une conduite sportive fatigue davantage les passagers : " J'aime bien rouler rapidement mais cela fait mal aux cervicales et aux bras, je dois demander des arrêts plus fréquents.
En fait, je préfère maintenant quand nous roulons plus cool, en prime nous apprécions davantage les paysages ! ", s'amuse Valérie. Second role déterminant
Moins actif, le passager est plus rapidement sensible à la fatigue, au froid et aux courbatures.
L'instauration d'un " code de convivialité " avant le départ lui permettra de solliciter un arrêt d'un simple signal. La complicité est l'élément fondateur de la conduite efficace en duo, car le passager ne joue en rien le rôle d'un sac de sable ! Il doit pouvoir anticiper chaque freinage pour ne pas heurter l'arrière du casque du conducteur, décrypter la route pour mieux encaisser les chaos, résister aux accélérations, le tout en gardant sa place assez près du pilote pour ne pas souffrir de turbulences et de courants d'air.
Sur certaines machines hypersportives, la forme exiguë des repose-pieds, souvent placés très hauts et près de l'échappement, ne facilite pas les choses ! Sur ce genre d'engin, la position mains en appui sur le réservoir semble être d'ailleurs la seule solution pour résister à l'inconfort plus de cinq minutes...

Au moment de monter en selle, il s'agit aussi de ne pas déséquilibrer le conducteur
en s'appuyant sur la moto ou en s'accrochant dans les bagages.
Il convient donc de bien lever la jambe ou de prendre appui sur le repose-pied avec précaution.
Rappelons enfin que selon le Code de la route, le passager doit se tenir à califourchon (pas en amazone),
sur une machine équipée d'une selle biplace avec dispositif de maintien
(sangle ou poignée) et de repose-pied dédiés.
Bien entendu, l'équipement requis est le même que pour le conducteur : casque, gants et chaussures adaptées, blouson et pantalon ajustés (les vêtements ou écharpes qui flottent au vent sont à proscrire).


Le Chargement de votre moto

La route des vacances commence au moment de disposer les bagages.
Attention le comportement de la moto est modifier, si elle est mal chargée ou surchargée….. Alors Prudence.

Les principes de base :
Sont de placer le plus de poids possible prés du centre de gravité.
Les gros volumes derrière les occupants pour limiter la prise au vent.
Les affaires lourdes trouveront donc leur place dans la sacoche de réservoir et dans le bas des valises
(bien repartir les masses) .
Le top-case ou le sac sur le porte-bagages n'est à consacrer qu'aux affaires les plus légères.

Poids autorisé :
Tenir compte de la capacité de chargement maximum de la moto ( voir carte grise )
Les porte-bagages, le top-case ou la bagagerie souple dispose eux aussi d'une valeur de charge a ne pas dépasser. (voir notice fabriquant).

Réglages :
Une fois la moto chargée, faire le plein d'essence et d'inviter le passager à monter en selle.
Augmenter la précharge des suspensions, avant/arrière (si possible).
Selon préconisations du constructeur et du manufacturier, augmenter la pression de vos pneus.
Prévoir l'ajustement du faisceau de l'optique.

Tester alors prudemment les réactions de votre machine.

Le freinage :
Est directement affecté par le chargement, ce qui impose de prendre plus de marge pour compenser l'allongement de la distance de freinage. Outre la puissance , l'attaque des freins est aussi altérée.

La tenus de route :
Il s'agit aussi de sans méfier, elle est détériorée par le déplacement du centre de gravité
et l'augmentation du poids total roulant.
Les réactions de suspensions peuvent engendrer des effets dans la direction
( louvoiements, élargissement de la trajectoire etc…..)
De même la prise au vent accentuée, occasionne des incartades lors des rafales de vent ou des turbulences lors de dépassements de PL.

Attention aussi a l'enfoncement des suspensions qui réduit la garde au sol.
Enfin en circulent en ville , ne vous faites pas piéger par la largeur des valises lors des remontés de file.

Attention a l'arrêt
:

Gare à ne pas se prendre les pieds dans le chargement en montant en selle et de ne pas se laisser déséquilibrer quand le passager s'installe.
Ne pas négliger l'enfoncement de la béquille .

 

Conseils lors de la conduite en été :

Parmi les objets volants non identifiés qui risquent de gâcher la sérénité des motards LE MEGOT
jeté négligemment par la fenêtre d'une voiture, tiens malheureusement une bonne place.
Selle ou blouson fondus, brûlures directes qui peuvent occasionner un accident.
Méfiance donc et attention au feu de foret lors de vos pauses clopes.


L'éblouissement :


Un facteur d'accident non négligeable l'aveuglement ou l'éblouissement par le soleil
Il peut survenir à des moments de la journée ou le soleil est rasant .
Les routes sinueuses en régions boisées sont aussi très piégeuses en effets les rayons surgissent
parfois en pleine face à la sortie d'un virage .

Pneu usé :

Avec le soleil et les averses d'été sur la route bien cuite rendue grasse par les dépôts de gomme ,
de gasoil et la poussière etc… Elle se transforme vite en véritable patinoire.
La période ou tombent les premières gouttes est très critique en termes d'adhérence .
Entre un pneu neuf et un autre à moitie usé, la différence d'adhérence est minime sur route sèche.
En revanche, elle s'accroît énormément sur le mouillé.
C'est donc peu être le moment idéal pour investir dans de la gomme neuve .

 

 

Eviter les coups de barre au guidon

Au moment de prendre le guidon, il est essentiel d’évaluer rapidement son état de vigilance.
Le « coup de pompe » inopiné est en effet à l’origine de nombreux accidents,
et pas seulement au milieu de la nuit.

Si les signes d’endormissement surviennent sur la route
(nuque raide, dos douloureux, yeux qui picotent et regard fixe),
il s’agit bien sûr de s’arrêter immédiatement pour se reposer.
Pour récupérer rapidement et retrouver une attention suffisante pour poursuivre le trajet,
prendre un ou deux cafés avant de faire une courte sieste
A retenir...
S’arrêter immédiatement aux premiers signes d’endormissement.
Pour pouvoir repartir en forme, boire un café avant de faire une sieste.
Éviter les repas trop lourds.


Se prémunir des coups de chaud


Le coup de chaleur C’est le problème le plus fréquent.
Après un séjour de trop longue durée en plein soleil.

Une sensation de faiblesse passagère peut apparaître. C’est le signe annonciateur d’un malaise dont les symptômes habituels sont des maux de tête et des nausées.
La température du corps peut s’élever jusqu’à 40 °C et la peau devient chaude et sèche.

Ces signes traduisent un état caractéristique de déshydratation. Boire de l'eau.
Plus grave que le simple coup de chaleur :
l’épuisement consécutif à un effort prolongé par forte chaleur
(tel qu’une conduite sur une route viroleuse à allure soutenue, par exemple).
Il s’agit d’un état de choc ,appelé « hyperthermie maligne d’effort », avec accélération du rythme cardiaque et baisse de la pression artérielle. Au pire, une perte de conscience,

A retenir...
Toujours se couvrir la tête au soleil.
Boire suffisamment, même en l’absence de soif.
Porter des vêtements amples et de couleur claire.
mais ne pas négliger les protections motard

 

 

Sécurité

Un bon conseil :
Faire tatouer sa moto (agréer SRA)
C'est la carte d’identité de votre moto
Ce tatouage antivol des pièces principales de la moto est très dissuasif
pour les voleurs qui hésitent à commettre leur forfait
car ils savent qu'il sera plus difficile d'en négocier la revente.
Ce marquage antivol entraîne automatiquement et immédiatement
l'inscription de la moto tatouée dans un fichier national à la disposition :
de la police, de la gendarmerie, de la douane, des compagnies d'assurance.
Le marquage consiste à graver puis à enregistrer·
Pour les motos les sept derniers chiffres ou caractères du numéro de série sur les pièces suivantes :
bras oscillant, carter moteur, fourreaux de fourche, silencieux d'échappement,
carénage, cadre, moteur, jantes, réservoir.
Une fois gravée, votre moto est inscrite au fichier national ARGOS
(Groupement d’Assureurs Français pour l’identification des véhicules volés).
Ainsi protégé, votre véhicule est identifiable à tout moment, même en pièces détachées.
Le numéro gravé permet de donner l’identité du propriétaire.
60 €/TTC (prix public constaté)

 

 

Les antivols

Avoir un bon antivol c'est bien, si on l'utilise correctement...
Cette négligence est d'autant plus stupide que la plupart des voleurs
abandonnent au bout de quelques minutes d'effort inutiles.



Utiliser un U
Agrée SRA et par les compagnies d'assurances



Bien Placer le U
Sur la roue avant : si possible, l'antivol doit prendre les deux fourreaux de fourche
et un bâton de roue, et passer par dessus les étriers de frein.
Sur la roue arrière : l'antivol doit prendre le bras oscillant et un bâton de roue.


Ce qu'il ne faut pas faire:
Transporter un antivol dans un sac à dos.
En cas de chute, la colonne vertébrale ne résisterait pas .
Laisser sa moto dans un lieu désert
Laisser traîner son antivol par terre.
Prendre seulement les rayons ou un bâton de roue arrière.


Pensez aussi aux alarmes électroniques
classée SRA et classée NF